Pourquoi les dirigeants doués d’intelligence émotionnelle réussissent mieux ?

alan White

ALAN WHITE

Consultant HSE
chez EazySAFE

Les dirigeants peuvent instaurer au sein de leur organisation deux types de cultures, entraînant chacune un état d’esprit différent chez les employés. Le premier type de culture d’entreprise est celui de la survie : le dirigeant gère ses collaborateurs au jour le jour, fixe des objectifs et contrôle la performance.

Ces dirigeants sont dotés d’intelligence émotionnelle. Ces dirigeants ne ressentent que peu d’empathie pour les personnes qui travaillent pour eux. Ils les considèrent comme des marchandises à utiliser pour obtenir un maximum de valeur et de retour sur investissement. S’installe alors une culture où l’état d’esprit des employés consiste simplement à survivre au jour le jour, ce qui donne naissance à de l’animosité, des tensions, du stress et de l’absentéisme, et conduit à une rotation élevée du personnel.

Le second état d’esprit correspond à une culture de l’épanouissement, qui peut exister lorsque les dirigeants ont une bonne connaissance d’eux-mêmes et savent faire preuve d’empathie envers leurs équipes. Ils instaurent un environnement fondé sur l’entraide en célébrant les succès, en reconnaissant les accomplissements et en résolvant les problèmes grâce au dialogue. Ces dirigeants sont dotés d’intelligence émotionnelle. Ils créent non seulement une base solide pour la réussite de leurs collaborateurs, mais ils les placent en outre au premier plan de leurs préoccupations. Ce faisant, ils promeuvent une culture où le bien-être individuel des employés est pris en compte et constitue une priorité, de sorte que l’entreprise tout entière peut réussir.

Le quotient émotionnel (QE), qui permet de mesurer l’intelligence émotionnelle, est un bien meilleur indicateur de réussite que le QI, que ce soit pour un individu ou pour un groupe. Le taux de corrélation entre le QE et la réussite est en effet de 85 %. Des études ont montré que, à tous les niveaux hiérarchiques, les compétences associées au QE (par exemple, avoir conscience de ses propres émotions et de celles des autres) sont deux fois plus efficaces que le QI pour mener à la réussite. En fait, plus le poste est élevé dans l’organisation, plus le QE revêt de l’importance.

En ce qui concerne le bien-être des employés au sein d’une organisation, toute tentative visant à mettre en place des stratégies de promotion ou d’amélioration du bien-être mental des collaborateurs est vouée à l’échec si elle ne s’appuie pas sur des dirigeants doués d’intelligence émotionnelle.

La bonne nouvelle, c’est que l’intelligence émotionnelle est une compétence qui s’acquiert, plus qu’un trait de caractère que nous possédons dès la naissance. Même si certains sont naturellement plus enclins à l’empathie que d’autres, nous pouvons tous développer ces compétences pour augmenter notre QE. Cela permet d’améliorer la qualité de nos relations et, par la même occasion, le niveau global de bien-être.

 

Il existe trois compétences incontournables à acquérir pour améliorer notre intelligence émotionnelle :

  1. Reconnaître ses propres émotions. En prenant conscience de nos propres émotions, nous prenons aussi conscience de la manière dont elles peuvent affecter notre humeur ainsi que nos interactions avec les autres, de manière positive ou négative. Réfléchir à cela nous permet de remarquer plus facilement si nos émotions contribuent à construire une relation ou à la détériorer.
  2. Être capable de s’autoréguler et de canaliser ses émotions et son énergie de manière productive, pour réduire au maximum les impacts négatifs. Nombreux sont les moyens qui peuvent nous aider à y parvenir, par exemple les loisirs, le sport, les sorties entre amis, etc. Cela peut s’avérer plus difficile sur le lieu de travail, mais faire une courte pause pour réfléchir ou inspirer à fond nous aide souvent à réduire l’effet de nos émotions négatives sur ceux qui nous entourent.
  3. Faire preuve d’empathie, être capable de ressentir les émotions des autres. Si nous remarquons par exemple que quelqu’un passe une journée difficile, nous pouvons adapter notre approche. Lorsqu’un collaborateur est face à des difficultés, il est plus important que jamais de faire en sorte qu’il se sente considéré, soutenu et en sécurité.

Pour créer une culture qui établit le bien-être des collaborateurs comme une priorité, il est crucial que les dirigeants développent leur propre capacité à prendre soin d’eux-mêmes et des autres. Acquérir les compétences de l’intelligence émotionnelle constitue une base idéale pour y parvenir.

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